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Laure Waridel : Boursière de la prestigieuse bourse Trudeau

laure_waridelConsidérée par plusieurs comme l'une des pionnières du commerce équitable et de la consommation responsable au Québec, Laure Waridel mène actuellement des études de doctorat à l'Institut des hautes études internationales et du développement à Genève, en Suisse. Son projet de thèse, dont le co-directeur est le professeur Éric Pineault, du Département de sociologie de l'UQAM, consiste à faire évoluer la notion de développement durable vers un nouveau concept, l'«économie sociale écologique», qui vise à réconcilier la viabilité écologique, sociale et économique.

«Les différents champs du développement durable - l'environnemental, le social et l'économique - sont présentement en crise, soutient la cofondatrice de l'organisme écologiste Équiterre. En témoignent les changements climatiques, la perte de biodiversité, l'augmentation des inégalités sociales et économiques. Vingt ans après la Déclaration de l'ONU à Rio sur l'environnement et le développement, il apparaît que le développement durable, tel qu'on l'entend et qu'on le pratique, ne suffit pas pour mater un système économique qui carbure à l'exploitation environnementale et sociale.»

Selon Laure Waridel, les règles du jeu doivent être transformées de manière à ce que  l'économie soit au service de la société dans le respect des écosystèmes et non l'inverse. «Mon hypothèse est que le développement durable peut être considéré comme la première étape de cette transformation. Il doit nous aider à tendre vers un nouveau modèle économique post-capitaliste.»

Des gestes au quotidien

Aux yeux de la doctorante, le commerce équitable et la consommation responsable font partie d'une économie sociale écologique, tout comme l'économie sociale et solidaire, l'investissement responsable, l'agriculture biologique et une multitude d'autres initiatives d'origines citoyenne, entrepreneuriale ou publique. «Ces initiatives ont tendance à être analysées de manière isolée, dit-elle, mais elles expriment toutes à leur manière la nécessité de construire une économie sociale écologique qui, bien que marginale face à l'économie dominante, est en croissance sur le terrain.»

Présentée par le magazine Maclean's comme l'un des «25 jeunes Canadiens qui changent déjà notre monde», Laure Waridel croit toujours en l'efficacité de gestes concrets, au quotidien, voire à petite échelle. «Les gens sont beaucoup plus conscients de la nécessité de passer à l'action qu'ils ne l'étaient il y a 15 ans, observe la chercheuse. Que l'on pense au nombre de personnes qui aujourd'hui apportent leurs sacs à l'épicerie, compostent à la maison, prennent part à un projet d'agriculture soutenue par la communauté, choisissent des aliments équitables ou biologiques, produits localement. Il est devenu plus facile qu'avant de poser des gestes écoresponsables car les initiatives se sont multipliées. Cela dit, les problèmes continuent de s'aggraver à l'échelle globale. Il faut donc faire en sorte que ce qui germe dans ces initiatives parvienne à structurer un autre type d'économie.» Laure Waridel prévoit revenir au Québec en juillet 2012. «J'aurai encore deux ans de travail pour compléter ma thèse. Le recul que me procure le fait de vivre en Europe me fait prendre conscience du dynamisme et de l'immense potentiel du Québec pour faire avancer l'économie sociale écologique.»