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Réservoirs hydroélectriques et gaz à effet de serre : un article dans Biogeochemistry

Deux chercheurs de l’Institut des sciences de l’environnement (ISE), le professeur associé Sebastian Weissenberger, le professeur Marc Lucotte sont les auteurs d’un article intitulé «The carbon cycle of Quebec boreal reservoirs investigated by elemental compositions and isotopic values», paru récemment dans la revue Biogeochemistry. L’article traite des émissions de CO2 (dioxyde de carbone), un gaz à effet de serre, par les réservoirs boréaux du Québec.

En comparant les concentrations de matière organique dissoute dans trois réservoirs hydroélectriques de différents âges et dans des groupes de lacs situés dans la même région, les auteurs ont pu évaluer la quantité de matière organique minéralisée dans les réservoirs. À l’aide d’indicateurs géochimiques, comme la composition élémentaire et les signatures isotopiques, ils ont démontré que la matière organique dissoute d’origine terrigène contribue de façon significative aux émissions de CO2 de ces réservoirs. Les émissions de CO2 des réservoirs hydroélectriques sont toutefois nettement inférieures à celles de centrales thermiques, soulignent les chercheurs.

Ce champ de recherche sur les émissions de GES depuis les réservoirs (terres inondées) a été largement développé internationalement depuis 1993 à partir de l'Institut des sciences de l'environnement/UQAM. Plusieurs doctorats et maitrises à l'ISE ont été effectués sur le sujet autant au Québec, en Amazonie (Brésil) et qu'aux États-Unis. Les chercheurs de l'ISE, Sebastien Weissenberger (Professeur associé), Marc Lucotte (Professeur), Nicolas Soumis (PhD, 2006) et Eric Duchemin (Professeur associé) sont considérés comme des spécialistes internationaux sur cette question. Eric Duchemin a été expert auprès du GIEC entre 2001 et 2006 afin de mettre sur pied un méthodologie pour permettre l'inclusion des émissions depuis les terres inondées (réservoirs) dans les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Si la méthodologie a été introduite dans le cadre du Good Practice Guidance for Land Use and Land Use Change Inventories (2003) et du 2006 IPCC Guidelines for GHG National Inventories, encore très peu de pays comptabilisent les émissions de GES depuis cette source.